Le hasard fait parfois bien les choses : mon chemin a croisé celui de Minh Phuc, ce petit bonhomme né le 25 mai il y a 7 ans. Sa tante a posté un message sur les réseaux sociaux dans lequel elle appelait à l’aide. Les parents de Minh Phuc sont morts du SIDA. Contaminé par le VIH, il a été laissé pour mort jusqu’à ce que sa tante le recueille chez elle. Celle-ci vit dans une situation économique très difficile : son élevage de crevettes a été décimé et elle est endettée. Sans enfant, elle vit avec un mari trop malade pour travailler et la mère de celui-ci, âgée. Elle emmène Phuc toutes les deux semaines à l’hôpital pédiatrique à Saigon. Les déplacements, les dépenses alimentaires sur place et les frais médicaux annexes, non pris en charge sont tels qu’elle ne peut plus faire face. Le temps est compté et ne pouvons le perdre dans des questions sans réponse (pourquoi lui?) dans des pseudo débats (peut-on aider tout le monde?)… Il y a près de TAN THOI, ce village où nous essayons de rendre la vie plus douce à des enfants malmenés par la vie, un petit bonhomme orphelin, porteur du VIH et qui souffre de tuberculose ganglionnaire. Son ventre est gonflé par les ganglions et il souffre. Il pleure parfois mais souvent il affiche un sourire désarmant. Il a vu sa mère mourir, puis son père et il sourit encore et encore…

 

 

 

 

 

 

 

 

L’empathie ne suffit pas, il nous faut appréhender la situation de Phuc de façon la plus objective possible afin de l’aider efficacement. J’ai alors demandé à Khoa (mon ancien filleul, 30 ans, qui fait pour nous un travail formidable depuis le Covid) de rendre visite à Phuc afin d’évaluer la situation. La famille vit dans une maison en terre battue, dans le dénuement. La tante de Phuc n’a jamais eu d’enfant, elle l’élève à l’instinct, à l’amour. De mon côté, j’ai contacté deux amies pédiatres à Hochiminh et leur ai transmis le dossier médical du petit bonhomme. Depuis, Ngoc fait le lien entre les médecins hospitaliers, la tante et nous. Tout est mis en place pour que nous puissions, tous ensemble déjouer le destin de Phuc. Il peut vivre, il peut grandir et s’épanouir. Actuellement, sa tuberculose résiste mais il est transféré ce jour dans un service spécialisé. J’ai écrit à sa tante pour lui proposer notre aide et elle en est d’accord.

Celle-ci se décline autour de 4 axes :

  1. SANTÉ
  2. AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE
  3. SCOLARITÉ ET SOCIALISATION
  4. LANCER UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION « VIVRE AVEC UNE PERSONNE HIV

Un collectif regroupant 15 personnes est constitué avec pour mission de réfléchir à la réalisation de ces 4 objectifs. Chaque mois, nous enverrons 200 euros sur place afin que les soins de Phuc soient assurés. Une cagnotte a été mise en ligne dans le but d’obtenir les fonds nécessaires pour améliorer les conditions de vie et d’hygiène de Phuc, lui permettre d’être scolarisé (sans doute à domicile dans un premier temps), de rencontrer d’autres enfants et enfin de sensibiliser l’entourage de Phuc afin de dédiaboliser sa maladie et lui permettre enfin d’être intégré.

Tous ensemble nous pouvons l’aider à vivre, à grandir et à s’épanouir : https://www.helloasso.com/associations/pousse-pousse/collectes/phuc-7ans-le-destin-tragique-d-un-petit-garcon-qui-veut-vivre


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1 commentaire

Des paroles et des actes - Pousse-Pousse · 23 août 2022 à 9h05

[…] y a quelques mois, nous vous alertions sur la situation compliquée de Minh Phuc et une cagnotte en ligne avait été […]

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